Les voies de rétroaction du ELL
Erik Harvey-Girard
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Les cellules pyramidales agissent comme des détecteurs de coïncidence entre les afférences des électrorécepteurs (aux dendrites basilaires) et les rétroactions descendantes (aux dendrites apicaux). Elles sont les principales sorties (output) d’information du ELL. Ce sont les cellules pyramidales qui fournissent les informations électrosensorielles au reste du cerveau. Elles projettent topographiquement au torus semicircularis (TS), un noyau du mésencéphale, et au noyau preaminentialis dorsalis (Pd), un noyau du rhombencéphale.
Le Pd contrôle le fonctionnement des cellules pyramidales en leur retournant deux boucles de rétroaction:
1-
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| Schéma de la voie de rétroaction directe. Les cellules pyramidales envoient leurs projections au neurones du noyau Pd qui retournent directement ses axones au ELL. |
Une voie directe : Elle part des cellules pyramidales du ELL se rend au noyau praementialis dorsalis (Pd) via les fibres lemniscales latérales (LL). Le noyau Pd renvoie des projections directement au ELL via le Stratum fibrosum (StF) à la hauteur de la VML. La voie directe agit comme une boucle de rétroaction positive ciblée topographiquement avec une inhibition diffuse et un système d’amplification non linéaire des signaux. Elle est impliquée dans les phénomènes d’attention sensorielle (« sensory searchlight »). La voie directe a tous les atouts pour permettre au ELL d’amplifier de minuscules signaux électriques localisés, telle des daphnés.
2-
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| Schéma de la voie de rétroaction indirecte. Les cellules pyramidales envoient leurs projections au neurones du noyau Pd qui retournent indirectement des informations au ELL en passant par le EGp. |
Une voie indirecte : Elle part des cellules pyramidales du ELL se rend au noyau Pd via les fibres lemniscales latérales (LL). Les projections du Pd passent ensuite par un noyau faisant partie du cervelet, le eminentia granularis posterioris (EGp), puis retourne aux dendrites apicales des cellules pyramidales via les fibres parallèles en se terminant dans la DML. Cette voie est diffuse et sans arrangement topographique. La voie indirecte est impliquée dans des phénomènes d’amplification des informations sensorielles (contrôle de gain) en fonction de la fréquence des stimuli. Un type particulier de plasticité synaptique, appelée plasticité anti-hebbienne, se retrouvent dans les synapses des fibres parallèles et des dendrites apicales des cellules pyramidales.
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Références |
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Erik Harvey-Girard. "Les voies de rétroaction du ELL." Apteronote. Ed. Erik
Harvey-Girard. Ottawa: Mai 31, 2005. <
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