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Introduction
L'Apéro-note !
Une radio de la tête à la queue
Être ou ne pas être « radioélectrique »

Introduction

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L'Apéro-note !
Erik Harvey-Girard

Depuis, quelques années j’étudie le système sensoriel et la mémoire des aptéronotes… et ces petites merveilles de la nature me fascinent de plus en plus.
Les eaux du Rio Negro et du Solimoes se rejoignent. Bassin Amazonien. Berge d'une rivière.

 

Les aptéronotes, ou plus précisément les aptéronotidés, sont des petits poissons osseux (téléostéens) qui font partie de l’ordre des gymnotiformes (Voir Gymnotiforme). Les gymnotiformes constituent un groupe de poissons électriques qui vivent dans les eaux turbides des rivières de l’Amazonie.  Parmi ces espèces, une retient particulièrement mon attention, le poisson-couteau brun au Québec ou poisson-plume en France, ou encore « brown-ghost knife fish » pour les anglais. Son nom scientifique, « Apteronotus leptorhynchus », nous donne l’idée d’un nez (rhyncus) étroit (lepto). C’est donc un petit poisson brun de forme allongée, sans nageoire dorsale ou caudale, sans écailles, avec un nez long et étroit. Avec des noms pareils, pas étonnant qu’il ait un physique un peu particulier !
Apteronotus leptorhynchus (photo: R.Lacombe, U.Ottawa)

 

De nature plutôt timide, le poisson-couteau brun préfère demeurer au fond des rivières et des lacs à la recherche de ses mets favoris : de petits crustacés, principalement les daphnés et d’autres minuscules invertébrés.
Daphné
Cet aptéronote préfère vivre et chasser la nuit et dormir bien caché le jour. Un tel habitat et ses habitudes nocturnes l’empêchent d’utiliser la vision. D’ailleurs, sa vue est bien trop faible pour percevoir autre chose que des ombres. Par contre, il la compense fort avantageusement avec son système électrosensoriel. A l’aide de son organe électrique dans sa portion caudale, il émet un champ électrique autour de lui (#1, électrogénération), qui est modifié par les objets et animaux dans son entourage (#2), qu’il peut ensuite détecter grâce à des électrorécepteurs à la surface de sa peau (#3, électroréception) qui acheminent ces informations électrosensorielles au cerveau (#4) afin de percevoir ses proies et sa propre position (électrolocalisation), de même que les signaux de ses congénères (électrocommunication)
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Références
Erik Harvey-Girard.  "L'Apéro-note !."  Apteronote. Ed. Erik Harvey-Girard. Ottawa: Mai 27, 2005. <  >
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